DJANGO

On est venus hier Jeanne Barbieri et moi jouer à L'Espace Django, Strasbourg. Juste en posant les amplis par terre, sur scène j’ai aperçu la scénographie que Benoit avait préparé ! PURÉÉÉÉÉÉE !!!! C’était mon salon !

Là, je me suis dit : “je vais pouvoir jouer comme chez moi, mais SANS la voisine de au dessous, qui n’apprécie guerre ni ma musique d’avant garde ni les cris de mes enfants”. Juste un régal.

Pendant la balance, pauvre Julien, je n’ai pas pu m’empêcher de jouer tous types de trucs. Jusqu’au moment doré, quand la GRANDE DIVA JEANNE BARBIERI est monté sur scène. Elle a essayé, quand même, de faire profil bas, mais pas possible : sa voix remplissait l’espace encore vide. C’était effrayant. C’était beau.

Après la balance, vu que mes amplis restent allumés, j’ai pris la scène en otage et je me suis fait plaisir à faire un pré concert privé. J’aurai bien continué jusqu’aujourd’hui. Il a fallu que Benoit, gentiment m’invite à aller manger.

Pendant le dîner, on a parlé du Tarot, de la forme des assiettes, de la rhétorique, des archétypes, du fétichisme, des idées reçues. Vous voyez, je n’étais entouré que de gens intelligents. Jeanne a pu avaler autant de desserts qu’elle a voulu et puis on est allés aux loges.

Dans la solitude de la loge, on a même chanté la Garotta de Ipanema, j’hallucine !, entre autres tubes d’époque.

Sur scène, qu'est-ce que c'est beau ! C’est le lieu auquel j’appartiens. C’est là que j’aimerais habiter : HOME.

Quand je joue je ne pense à rien, j’entends les sons, mes mains font avec, le tout c’est d’édifier l’évasion la plus rapide et efficace de ce monde. On décolle, les amis !

C’est passé vite. Jeanne s’est mise à chanter et mon corps a commencé à pleuvoir. Oui, c’est ça, je pleuvais.

MERCI ENORME À TOUT CEUX QUI ONT PU PARTICIPER A NOTRE RITUEL. Merci encore une fois Benoit. C’était beau.

HJ AYALAComment